En bref - juillet 2007

OCDE Observateur
L’Afrique du Sud rejoint la Convention contre la corruption ; Hausse de l’énergie nucléaire ; Économie ; Rééquilibrage confirmé ; Des retraites plus sûres ? ; Envolée de l’investissement ; De verts crédits ; Négociations fiscales ; La fibre Internet ; L’environnement en Chine ; Remonter le moral français ; Les biocarburants nourrissent les prix – ; – et sèment l’incertitude ; Examen de l’aide européenne
L'Afrique du Sud rejoint la Convention contre la Corruption
Hausse de l'énergie nucléaire
GDP rose
Rééquilibrage confirmé
Des retraites plus sûres
Envolée de l'investissement
De verts crédits
Négotiations fiscales
La fibre Internet
L'environnement en Chine
Remonter le moral français
Les biocarburants nourissent les prix-
-et sèment l'incertitude
Examen de l'aide européeneL’Afrique du Sud rejoint la Convention contre la corruptionLe 19 juin, l’Afrique du Sud est devenue le premier pays africain à participer à la Convention contre la corruption de l’OCDE. Adoptée en 1997, et ratifiée jusqu’ici par 36 pays (dont six pays non membres de l’OCDE), la Convention de l’OCDE interdit la corruption d’agents publics étrangers dans les transactions commerciales internationales.Le Président sud-africain Mbeki a mené une lutte déterminée contre la corruption à tous les échelons depuis plusieurs années, et la signature de cette Convention était une source « d’intense émotion », selon l’Ambassadrice Nomasonto Maria SibandaThusi. Mark Pieth, président du Groupe de travail sur la corruption, a déclaré qu’il s’agissait d’un moment crucial, étant donné l’importance de l’Afrique du Sud sur le marché mondial. Son adhésion montre l’exemple et envoie un signal fort aux marchés émergents. Selon M. Pieth, l’Afrique du Sud apportera une nouvelle perspective précieuse dans la lutte de l’OCDE contre la corruption. L’Afrique du Sud veut utiliser la Convention afin « d’améliorer l’intégrité du système national et de combattre la corruption », a déclaré un porte-parole du ministère sud-africain de l’Administration et des Services publics. Voir le clip vidéo sur www.viewontv.com/oecd/220607/southafrica_signing_antibribery_convention.php Pour plus d’informations sur la Convention, voir www.oecd.org/daf/anticorruption.Hausse de l’énergie nucléaireLa production d’électricité nucléaire dans la zone OCDE a augmenté d’environ 1,8 % en 2006, selon les chiffres de l’Agence pour l’énergie nucléaire (AEN) de l’OCDE. La production totale d’électricité a augmenté d’un peu plus de 9 867 TWh dans les pays de l’OCDE en 2006, soit 0,5 % de plus qu’en 2005, et les centrales nucléaires ont fourni 23,1 % de cette électricité, contre 22,8 % en 2005.Selon les Données sur l’énergie nucléaire 2007, il y avait 346 centrales nucléaires en activité dans 17 pays de l’OCDE début 2007, et 10 autres étaient en cours de construction : quatre en Corée, trois au Japon, deux en République slovaque et une en Finlande. Des engagements fermes ont été pris pour la construction de 15 réacteurs supplémentaires, dont 14 dans la zone OCDE-Pacifique. Six unités ont été fermées en 2006, dont quatre au Royaume-Uni, et 10 autres centrales devraient fermer d’ici 2011, toutes en Europe sauf une. Les Données sur l’énergie nucléaire peuvent être commandées sur www.oecd.org/librairie, ISBN 9789264034532. Pour plus d’informations, voir www.nea.frÉconomieAu premier trimestre 2007, le PIB de la zone OCDE a augmenté de 0,6 %, contre 0,8 % au trimestre précédent. Le PIB de la zone euro a également progressé de 0,6 %, contre 0,9 % au trimestre précédent. Aux États-Unis, la hausse de 0,3 % du PIB était la plus basse enregistrée depuis le premier trimestre 2003, tandis que le PIB japonais a augmenté de 0,6 %, soit la moitié de la hausse du trimestre précédent (1,2 %). Le taux de progression annuel était le plus fort en Allemagne, à 3,6 %, et le plus faible en France, à 2 %.La hausse annuelle des prix à la consommation a été de 2,2 % dans la zone OCDE entre mai 2006 et 2007, stable par rapport à celle du mois précédent. L’inflation mensuelle était de 0,4 % en mai, après une hausse de 0,5 % entre mars et avril 2007. Les prix de l’alimentation ont progressé de 3,4 % sur un an en mai, contre 3,6 % en avril. Les prix de l’énergie ont augmenté de 2,6 % sur un an en mai, alors que leur progression annuelle était de 1,9 % en avril. Hors prix de l’alimentation et de l’énergie, la hausse des prix à la consommation est restée stable à 2,1 %.Le taux de chômage standardisé dans l’OCDE était de 5,5 % en avril 2007, soit une baisse de 0,1 point de pourcentage sur un mois, et de 0,6 point sur un an. Le taux de chômage de la zone euro était de 7,1 % en avril 2007, soit une baisse de 0,1 point de pourcentage sur un mois, et de 0,9 point sur un an. Le taux de chômage américain, à 4,5 % en mai 2007, est resté stable par rapport au mois précédent, et en baisse de 0,1 point de pourcentage sur un an. Voir : www.oecd.org/statistiquesRééquilibrage confirméLes dernières Perspectives économiques de l’OCDE prévoient un atterrissage en douceur aux États-Unis, une reprise forte et soutenue en Europe, une trajectoire solide au Japon et une conjoncture « bouillonnante » en Chine et en Inde. Mais les risques demeurent, du fait notamment des déficits extérieurs et des déséquilibres qui ont pu se développer du côté des marchés financiers et immobiliers. Dans ses Perspectives économiques de novembre, l’OCDE ne prévoyait pas de contagion du ralentissement américain au reste de l’économie mondiale, mais au contraire un rééquilibrage en douceur, l’Europe prenant le relais des États-Unis comme pôle de croissance. Les évolutions récentes ont confirmé ce diagnostic. Selon l’éditorial de Jean-Philippe Cotis, économiste en chef, « il faut remonter des années en arrière pour retrouver une situation économique aussi favorable ». Les Perspectives économiques de l’OCDE n° 81, mai 2007, sont disponibles sur www.oecd.org/perspectiveseconomiques.Des retraites plus sûres ?« On vit aujourd’hui plus longtemps et on doit pouvoir être certain que nos retraites sont protégées », a observé le Secrétaire général Angel Gurría, se référant aux Lignes directrices de l’OCDE sur le financement et la sécurité des prestations dans les plans de pension professionnels. Elles ont pour but d’aider les gouvernements et les autorités réglementaires à améliorer la gestion de certains types de plans de retraite et « aideront les pays de l’OCDE à s’assurer que les plans de retraite professionnels offrent à leurs affiliés la sécurité indispensable pour leurs prestations de retraite ».Les Lignes directrices s’appuient sur les nombreuses recherches réalisées dans ce domaine à l’OCDE ces dernières années, et ont bénéficié de la collaboration de professionnels du secteur des retraites, des entreprises et des syndicats. Elles contiennent une série de recommandations sur le financement des plans de pension professionnels, et en particulier des plans à prestations définies. L’une des recommandations propose que les autorités « mettent en place des règles déterminant, en cas de clôture du plan de retraite, dans quelle mesure il incombe à l’employeur de remédier à une sous-capitalisation ». Voir le texte intégral des Lignes directrices sur www.oecd.org/daf/pensionsEnvolée de l’investissementL’investissement direct étranger (IDE) dans les pays de l’OCDE a augmenté de 22 % en 2006, pour atteindre son plus haut niveau depuis 2000. L’IDE vers les États-Unis s’est élevé à 910 milliards de dollars US, contre 747 milliards en 2005 et 491 milliards en 2004, selon les dernières estimations de l’OCDE. Les perspectives à court terme pour l’IDE demeurent solides, soutenues par les bénéfices élevés des entreprises, des taux d’intérêt faibles et une croissance économique robuste. Un nouveau rapport de l’OCDE intitulé Trends and Recent Developments in Foreign Direct Investment prévoit une nouvelle hausse de 20 % de l’IDE en 2007.Les États-Unis ont été de loin le principal bénéficiaire mondial d’IDE en 2006, attirant 184 milliards USD des pays de l’OCDE. C’est le montant le plus élevé d’investissements directs dans l’économie américaine depuis 2001, ce qui est notamment dû à une diminution du taux de change du dollar. Cet IDE s’est principalement fait sous la forme de prises de contrôle d’entreprises existantes, tandis que les investissements dans des projets nouveaux ne représentaient que 14 milliards USD. La France, la Grèce, l’Islande, la Pologne, la République slovaque, la Suisse et la Turquie ont également enregistré des flux sans précédent d’IDE en 2006.Les États-Unis ont été également le principal investisseur étranger dans les pays de l’OCDE (249 milliards USD), suivis par la France (115 milliards USD).En dehors de la zone OCDE, l’une des tendances les plus importantes est l’émergence de nombreux grands investisseurs internationaux domiciliés dans des pays en développement. Par exemple, en 2006, l’Entreprise indienne Tata Steel a acquis la société anglo-néerlandaise Corus, constituant ainsi la cinquième entreprise sidérurgique mondiale. Voir www.oecd.org/daf/investissementDe verts créditsLes pays de l’OCDE ont préconisé l’application de dispositions environnementales plus strictes au soutien à l’exportation accordé par les organismes nationaux de crédits à l’exportation (OCE).Cet accord, qui remplace une Recommandation de 2003, invite les gouvernements des pays membres à évaluer les projets pour déterminer leurs effets potentiels sur l’environnement et les examiner au regard des normes internationales. Il recommande aussi de diffuser plus largement les informations sur les projets, d’où une transparence accrue dans le cas des projets les plus sensibles.Les États accordent des crédits publics à l’exportation par l’intermédiaire d’OCE pour soutenir les exportateurs nationaux affrontant la concurrence sur les marchés extérieurs. En 2005, les échanges ayant bénéficié d’un tel soutien représentaient plus de 65 milliards d’USD. Pour plus d’informations sur le travail de l’OCDE sur les crédits à l’exportation, voir : www.oecd.org/ech/xcred-frNégociations fiscalesJersey et les Pays-Bas ont signé un accord bilatéral en vue d’échanger des renseignements fiscaux, sur le Modèle OCDE d’accord sur l’échange effectif de renseignements en matière fiscale. Cet accord fait suite à un accord analogue signé en 2002 par Jersey avec les États-Unis. Les ministres des Finances des pays nordiques font également état de progrès vers la conclusion d’accords d’échanges de renseignements fiscaux avec d’autres centres financiers offshore : Aruba, l’Île de Man, Jersey et les Antilles néerlandaises. Des ministres représentant le Danemark, les Îles Féroé, la Finlande, le Groenland, l’Islande, la Norvège et la Suède ont annoncé leur intention de conclure dans les prochaines années un certain nombre d’accords d’échange de renseignements en matière fiscale.Au total, 33 juridictions se sont engagées à travailler avec les pays de l’OCDE sous les auspices du Forum mondial de l’OCDE sur la fiscalité afin d’améliorer la transparence et d’établir un échange effectif de renseignements en matière fiscale.Pour en savoir plus sur les Accords d’échange de renseignements en matière fiscale de l’OCDE, voir www.oecd.org/fiscalite. La fibre InternetLa hausse de l’investissement se poursuit dans les télécommunications, et les consommateurs des pays de l’OCDE paient en général moins pour des services de meilleure qualité. Cependant, un nouveau rapport de l’OCDE souligne de nouveaux défis technologiques pour les opérateurs.Selon les Perspectives des communications de l’OCDE 2007, l’accès à l’Internet haut débit continue à se développer, avec plus de plus de 60 % des 256 millions d’internautes de l’OCDE disposant d’une connexion large bande fin 2005. Mais la question pour les opérateurs est de savoir dans quelle proportion et à quel rythme investir dans les réseaux de prochaine génération, tels que les fibres optiques, plutôt que dans les réseaux cuivre traditionnels.L’OCDE prévoit une hausse de la demande de fibre, étant donné qu’elle permet de transmettre plus rapidement des quantités de données supérieures à celles transmises sur les lignes câble ou DSL. Plusieurs opérateurs ont déjà opéré le changement. Ainsi les abonnés japonais aux réseaux par fibre peuvent télécharger à 100 Mbits/s, soit dix fois plus vite que la moyenne des pays OCDE. En outre, le prix par Mbit/s – 0,22 USD par mois - y est le plus bas de la zone OCDE !Mais qui devrait payer pour l’installation de nouveaux réseaux par fibre, et qui en serait propriétaire ? D’après le rapport, les pays qui se sont lancés dans le développement des réseaux par fibre ont choisi des approches différentes, et les gouvernements, les industriels et les autorités locales devraient collaborer pour renouveler au mieux leur réseau de télécommunications.Les Perspectives des communications de l’OCDE 2007 analyse aussi les évolutions au Brésil, en Russie, en Inde, en Chine et en Afrique du Sud, où le développement des marchés des télécommunications est très rapide. Voir www.oecd.org/ticL’environnement en ChineSelon un nouveau rapport de l’OCDE qui devrait être publié en juillet, la puissance économique et industrielle de la Chine s’est bâtie aux dépens de l’environnement, et il faudrait redoubler d’efforts afin Selon un nouveau rapport de l’OCDE qui devrait être publié en juillet, la puissance économique et industrielle de la Chine s’est bâtie aux dépens de l’environnement, et il faudrait redoubler d’efforts afin d’améliorer l’environnement pour que la croissance économique du pays soit durable. L’OCDE partage les inquiétudes des autorités chinoises à propos de la dégradation de l’environnement, et appelle les administrations locales et nationales à renforcer la mise en place des politiques et à diversifier les sources de financement publiques et privées pour l’environnement.Le rapport, qui fait partie de la série des Examens environnementaux de l’OCDE, livre 51 recommandations spécifiques, et se fonde sur plus d’une décennie de coopération entre la Chine et l’OCDE. Pour plus d’informations, voir www.oecd.org/environnement et www.oecd.org/librairie.Remonter le moral françaisMaintenant que les élections en France sont terminées, et qu’il y a un nouveau président et un nouveau gouvernement en place, on peut se demander ce qu’il faudrait faire pour sortir l’économie de sa relative et récente stagnation. La dernière Étude économique de la France de l’OCDE, publiée après les élections de juin, rapporte que les Français ont un haut niveau de vie, mais que la confiance publique est par contre bien bas.L’une des raisons majeures en est l’économie qui, malgré des améliorations, est en dessous de son potentiel. La croissance pour 2007 est estimée à 2,2 %, soit un peu plus qu’en 2006, et probablement moins qu’en Allemagne – ce qui représente un revirement par rapport à ces dernières années. L’un des problèmes soulignés par l’étude est un « double » marché du travail, avec des travailleurs protégés bénéficiant de contrats permanents, et des travailleurs plus précaires, ayant des contrats à court terme et qui, qualifiés ou non, doivent souvent se débrouiller péniblement jusqu’à 30 ans avant de trouver un emploi permanent. Même protégés, certains salariés en milieu de carrière ne se sentent pas en sécurité : s’il perdent leur emploi, il ne leur sera pas aisé d’en trouver un autre.L’une des solutions serait d’unifier ces contrats, avec une certaine flexibilité en début de carrière, et une sécurité se développant en fonction de l’ancienneté. Ceci améliorerait les opportunités d’emploi pour tous. L’Étude économique de la France s’intéresse également aux réformes de l’enseignement, et aux problèmes dont la résolution pourrait indirectement améliorer le potentiel économique, notamment la réforme des retraites et la décentralisation.Le rapport examine aussi les moyens de réduire la pauvreté et l’exclusion sociale. Il souligne que l’incidence (relative) de la pauvreté en France est faible par rapport au reste de l’OCDE, et n’est que légèrement supérieure aux taux observés dans les pays nordiques. La pauvreté est toutefois un problème important en France, dans le contexte des « valeurs républicaines » traditionnelles de liberté, égalité, fraternité, qui peuvent aussi être comprises comme un appel à la cohésion territoriale et sociale. Et, de fait, l’étude recommande de s’attaquer à la concentration géographique de la pauvreté, ainsi qu’à la question de l’emploi des travailleurs peu qualifiés et des seniors. L’Étude économique de la France (ISBN 9789264033504), peut être commandée sur www.oecd.org/librairie. Un résumé et une synthèse sont disponibles sur www.oecd.org/economie. Pour d’autres études économiques récentes, voir la rubrique Nouvelles publications.Les biocarburants nourrissent les prix –La progression de la demande de biocarburants entraîne une mutation radicale des marchés agricoles susceptible d’induire une hausse des prix mondiaux de nombreux produits agricoles, selon un nouveau rapport publié par l’OCDE et l’Organisation des nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). La sécheresse et le faible niveau des réserves ont nourri de récentes hausses des prix agricoles, mais des changements structurels de long terme pourraient soutenir le niveau élevé des prix de nombreux produits dans les années à venir.Selon les Perspectives agricoles de l’OCDE et de la FAO 2007-2016, la diminution des excédents de production et la réduction des subventions à l’exportation viennent accentuer ces évolutions. Mais l’utilisation croissante des céréales, du sucre, des graines oléagineuses et des huiles végétales pour produire des combustibles de substitution, de l’éthanol et du biogazole est cependant déterminante.Aux États-Unis, la production annuelle d’éthanol à partir du maïs devrait doubler entre 2006 et 2016, de même que les volumes d’oléagineux (principalement de colza) destinés à la production de biocarburants dans l’UE (actuellement un peu plus de 10 millions de tonnes). Au Brésil, la production annuelle d’éthanol devrait atteindre quelque 44 milliards de litres, contre 21 milliards actuellement. La production annuelle chinoise d’éthanol, de l’ordre de 2 milliards de litres actuellement, devrait grimper jusqu’à 3,8 milliards de litres. Voir www.oecd.org/agriculture, www.observateurocde.org rubrique « Énergie » et www.iea.org– et sèment l’incertitudeLes biocarburants produisent-ils plus d’émissions que le pétrole ? Il y a beaucoup d’incertitude autour de cette question, selon les experts. Pour Jack Short, Secrétaire général du Forum international des transports, peu de biocarburants semblent prometteurs pour la protection du climat ou la sécurité énergétique, et ils représentent des réponses coûteuses à ces problèmes. M. Short intervenait lors d’une réunion d’experts du transport, de l’énergie et de l’environnement sur la durabilité des carburants utilisés pour le transport.Selon les experts, l’éthanol brésilien à base de sucre de canne est plus facile à convertir en alcool que l’amidon issu du maïs, et ses résidus sont utilisés dans les distilleries. Néanmoins, même si la seconde génération de biocarburants apporte certaines améliorations, les cultures destinées à une production de masse provoquent des incertitudes, non seulement à cause de leur impact sur l’occupation et la fertilité des sols et la pollution de l’eau, mais aussi parce qu’elles dépendent de subventions importantes. Le soutien financier aux biocarburants s’élève déjà à environ 15 milliards de dollars par an dans l’OCDE. Les experts pensent qu’il existe des manières bien moins coûteuses d’économiser du carburant et de réduire les émissions.Le Forum international des transports, une organisation mondiale qui remplace la plus étroite Conférence européenne des ministres des Transports, tiendra sa première réunion annuelle majeure sur le changement climatique à Leipzig, en Allemagne, en 2008. Voir www.internationaltransportforum.org/fr.Examen de l’aide européenneLa Commission européenne a consacré 10 milliards de dollars US à l’aide publique au développement (APD) en 2006, ce qui en fait le sixième donneur du Comité d’aide au développement de l’OCDE (CAD), qui fournit environ 90 % de l’aide bilatérale totale. La Commission a également joué un rôle « fédérateur » pour les institutions des 27 pays membres de l’UE – ensemble, ils représentent plus de la moitié de l’APD totale.La CAD a salué le rôle de la Commission dans la refonte de sa coopération pour le développement, mais souligne cependant certains défis : la poursuite de la réforme des institutions concernées, et la simplification des procédures afin d’améliorer la cohérence des politiques. L’examen par les pairs du CAD était dirigé par les États-Unis et l’Australie le 26 juin 2007. ©L’Observateur de l’OCDE Nº 262, juillet 2007     


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