Des perspectives économiques mondiales positives

Département des affaires économiques
Il y a plusieurs années que les perspectives économiques mondiales n’avaient pas été aussi bonnes. La production devrait augmenter de 4 % dans l’ensemble de la zone de l’OCDE cette année, rythme record depuis plus d’une décennie, avant de se ralentir à 3 % en 2001.
L’inflation devrait rester faible presque partout du fait du resserrement de la politique monétaire, mais l’on doit cependant s’attendre à une légère dérive inflationniste dans quelques pays.Entre 1999 et 2001, le nombre de chômeurs pourrait baisser de plus de 2 millions dans la zone de l’OCDE, surtout dans la zone euro, ramenant le taux de chômage à 6 % pour l’ensemble de l’OCDE. Grâce au redressement vif et généralisé de l’activité économique en dehors de l’OCDE, la production mondiale pourrait augmenter d’environ 4% en 2000 et 2001.Il y a de quoi se féliciter de cette évolution, même si des risques de surchauffe devront être surveillés de près, sauf au Japon, où les perspectives s’améliorent tout en restant incertaines. Du fait des liens internationaux, et notamment des échanges mondiaux, la croissance pourrait dépasser les prévisions centrales de l’OCDE, avec des répercussions possibles sur l’inflation. L’accélération de la croissance au niveau international pourrait, en outre, provoquer de nouvelles hausses des prix des produits de base, notamment ceux du pétrole.Au total, l’apparition simultanée d’une croissance rapide dans de nombreux pays de l’OCDE coïncide avec l’absence de forces véritablement stabilisatrices sur les marchés financiers internationaux. Les autorités monétaires devront veiller à ne pas sous-estimer la vigueur de la demande au niveau mondial et ses effets potentiels sur les prix. Faute de quoi, il pourrait en résulter un durcissement de la politique monétaire et un cycle bien plus marqué que dans les prévisions de l’OCDE. Des turbulences sur les marchés de capitaux pourraient alors apparaître et, vu l’ampleur des déséquilibres extérieurs prévus, la confiance dans le dollar pourrait s’éroder.Il est tout à fait possible que le potentiel non inflationniste de l’économie américaine ait augmenté sous l’effet des nouvelles technologies et d’un changement structurel. La vigueur récente de la demande n’est toutefois pas tenable et des tensions inflationnistes commencent à se faire sentir. Pour assurer une transition en douceur, il sera peut-être bientôt nécessaire de durcir encore la politique monétaire -- avec éventuellement un relèvement du taux des obligations fédérales à plus de 7 % d’ici août 2000. Dans la zone euro, la question cruciale est de savoir combien de temps encore l’expansion pourra durer sans qu’apparaissent des goulets d’étranglement de nature inflationniste . La Banque centrale européenne devrait poursuivre sa marche vers une politique monétaire neutre, en ne relevant les taux d’intérêt que progressivement et en tenant compte d’améliorations possibles du côté de l’offre.À la faveur de l’embellie conjoncturelle, les recettes budgétaires ont connu une progression inattendue dans certains pays de la zone euro. Certains d’entre eux ont déjà annoncé qu’ils utiliseraient ces surplus pour alléger la charge fiscale et financer une augmentation des dépenses publiques. Les réductions d’impôts sont opportunes, dans la mesure où elles peuvent contribuer à augmenter le potentiel d’offre des économies. Tout relâchement de la politique budgétaire serait en revanche malvenu, compte tenu du dynamisme actuel des économies et du potentiel d’épargne limité.La reprise paraît maintenant bien engagée au Japon, malgré l’atonie persistante de la consommation. Dans l’immédiat, il faudrait s’efforcer de soutenir la reprise, tout en favorisant une mise en œuvre rapide des réformes dans le secteur de la production et sur le marché du travail, et en poursuivant la restructuration du secteur des entreprises et du secteur financier.


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