Le PIB et ses limites

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Êtes-vous heureux ? Les économistes se reposent généralement sur des indicateurs monétaires, comme le PIB par habitant, pour répondre à cette question. Après tout, la satisfaction des besoins est fonction de ce que nous consommons, il paraît donc logique d’utiliser le revenu par habitant comme variable de substitution pour évaluer le bien-être.
Cependant, comme le signale l’édition 2006 du Panorama de la société de l’OCDE, l’utilité de cette variable devient moins évidente à mesure que les sociétés des pays développés atteignent un état d’abondance ; passé un certain stade, de même que l’argent ne peut pas tout acheter, le bien-être n’augmente pas proportionnellement.Comme le montre le graphique, le degré élevé de satisfaction noté au Mexique contredit le niveau relativement faible du PIB, alors qu’au Japon, le degré de satisfaction est moindre. Selon Panorama de la société, mesurer le bien-être individuel plutôt que national semble une option plus fiable, et l’un des moyens évidents est de demander aux gens comment ils se sentent.Leurs réponses peuvent refléter des attitudes culturelles, des facteurs transitoires ou des différences linguistiques, mais les enquêtes montrent que les personnes qui se déclarent très satisfaites de leur vie sont aussi considérées comme plus heureuses par leurs parents et leurs amis. Elles sourient plus, résistent mieux au stress et présentent même une activité plus élevée de la zone préfrontale du cerveau, associée aux états positifs. Si certains facteurs comme le travail, la famille, la santé et l’éducation jouent certes un rôle, le rapport signale qu’une perte de revenu a plus d’effet sur le bien-être qu’une augmentation comparable du revenu, ce qui reflète en partie la pression créée par la volonté de ne pas se laisser distancer par le voisin.  Référence
  • OCDE (2007), Panorama de la société : Indicateurs sociaux de l’OCDE - Édition 2006, Paris.
©L’Observateur de l’OCDE Nº 260, mars 2007 


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