La question chinoise

Courrier des lecteurs
Le Secrétaire général Donald Johnston pose, à juste titre, la question des futures relations entre la Chine et l’OCDE (n° 251, septembre 2005). Votre magazine et les impressionnants travaux de votre organisation sur ce pays s’intéressent à la Chine elle-même, mais qu’en est-il de la présence chinoise dans l’économie mondiale en général ?
En tant que l’un des premiers consommateurs mondiaux d’énergie, la Chine investit dans les pays de l’OCDE ; elle est également active au Moyen-Orient et en Amérique latine. En Afrique, elle s’intéresse vivement au pétrole et autres industries d’extraction, notamment au Soudan, et dernièrement en Angola, où son influence en tant que puissance commerciale, investisseur et pourvoyeur d’aide semble se développer. L’évolution future de l’influence économique mondiale de la Chine est une question majeure.Joseph Deng
Paris, France***Le Mexicain Ángel Gurría succédera bientôt à la tête de l’OCDE au Canadien Donald Johnston (n°252-253, novembre 2005). C’est la première fois qu’un homme issu d’un pays pas si riche (quoique pas si pauvre) va diriger une organisation souvent décrite comme un « club de riches ». La nomination de M. Gurría rend hommage à sa solide réputation internationale et au désir de l’OCDE d’évoluer avec l’époque. De l’aveu même de M. Gurría, ce groupe représentait autrefois les trois quarts des richesses mondiales, contre 60 % aujourd’hui.Des pays non membres de l’OCDE comme la Chine, l’Inde et le Brésil, prennent tout simplement le monde d’assaut, posant ainsi une question inévitable qui semble encore causer plus de gêne que de débat : l’OCDE et les autres organisations économiques internationales peuvent-elles légitimement rester représentatives d’une économie mondialisée qui ne doit plus sa croissance à quelques privilégiés ?D’après ses propres dires, la Chine est maintenant la quatrième économie mondiale. Dans peu de temps, l’Inde sera plus peuplée que le pays le plus peuplé du monde. Le Brésil devient rapidement le grossiste alimentaire de la planète. Aucun de ces pays n’est membre de l’OCDE. Qu’est-ce qui les différencie ? La Chine est toujours dirigée par le Parti communiste. Ce qui mène à la question suivante : les membres de l’OCDE tendront-ils la main dans l’idée qu’il vaut mieux avoir la Chine à l’intérieur plutôt qu’à l’extérieur ? Après tout, des pays ont rejoint l’OCDE dans le passé sans satisfaire totalement aux critères de l’OCDE associés aux économies de marché. Cette procédure était vue par beaucoup comme un moyen de s’assurer que ces critères seraient un jour satisfaits.Une autre question difficile se posera alors : la Chine veut-elle de l’OCDE ?Brian Love
Correspondant économique en Europe, Reuters©L’Observateur de l’OCDE n° 254, mars 2006


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