Évaluer les réformes

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Ces vingt dernières années, les pays de l’OCDE ont procédé à un grand nombre de réformes de la gestion publique. Cependant, il existe peu de données comparatives permettant aux pouvoirs publics de planifier ces actions et d’évaluer leurs progrès.

Certes, dans de nombreux pays de l’OCDE, des instances statistiques et budgétaires ont tenté de mesurer la productivité de l’administration générale, mais ces efforts ont souvent été menés de manière isolée, avec des méthodes différentes. Par ailleurs, les « meilleures pratiques » dont s’inspirent ces réformes sont rarement explicites, ce qui ne facilite pas la tâche des fonctionnaires chargés d’évaluer les changements introduits par leurs prédécesseurs, ou par les autorités d’autres pays.Les pays de l’OCDE ont chacun leurs préférences et leurs besoins spécifiques en termes de réformes, mais tous ont les mêmes défis à relever : introduire la responsabilité, retenir le personnel de direction, améliorer l’efficacité et affiner la comptabilité. Les décideurs ont des objectifs bien précis en tête, mais la difficulté est de savoir par où commencer, puis comment assurer un suivi et agir de manière efficace.Un nouveau projet, proposé par la Direction de la Gouvernance publique et du développement territorial de l’OCDE, peut contribuer à répondre à ce besoin. Provisoirement intitulé « La gestion des administrations : données comparatives par pays », il vise à rassembler informations et expériences des pays de l’OCDE sur la bonne gestion publique et l’efficacité des services publics.Le projet en est encore au stade de la proposition, mais s’il est adopté, il aiderait les pouvoirs publics à affiner les débats sur la gestion publique et les réformes. Tous les niveaux de l’administration – national, régional, municipal – seraient couverts par le projet qui déboucherait, à partir de 2009, sur un rapport annuel intitulé Panorama des administrations. L’étude pourrait aussi examiner des secteurs clés tels que l’éducation, les soins de santé, l’ordre public et la gestion administrative.La difficulté réside dans la collecte des données. En 2006, un premier document de travail concernerait principalement les moyens, utilisant des données aisément disponibles sur des domaines tels que les coûts de fonctionnement, les ressources humaines et les institutions, les procédures budgétaires, la nature de la fonction publique, la structure du gouvernement, les relations entre administrations, et la transparence.Une autre partie des travaux s’attacherait aux résultats, à la fois en termes de volume – nature, nombre et portée des services publics – et en termes de qualité, par exemple : temps de traitement, relations avec le client/citoyen et accessibilité. Bien qu’il s’agisse d’un aspect crucial de l’étude, les experts travaillant sur le projet reconnaissent que ces informations seront plus difficiles à obtenir. Le nouveau projet sera tributaire de la collaboration avec des instances et des experts extérieurs, tels que les instituts nationaux de statistiques, des analystes et des statisticiens. Cela renforcera son attrait auprès de publics variés, des gestionnaires publics aux responsables politiques. Tous ceux qui envisagent une réforme ou qui souhaitent évaluer des performances, qu’il s’agisse d’externalisation, d’audit ou de programmes de formation pour les responsables de gestion, pourront voir d’un seul coup d’oeil comment d’autres pays s’y sont pris.Bien évidemment, le projet n’offrira pas une unique solution miracle aux gouvernements qui souhaitent réformer la gestion publique. Les lignes de démarcation entre secteurs public et privé diffèrent d’un pays à l’autre, et leurs relations sont complexes par nature. Par exemple, les services de santé peuvent être financés sur fonds publics, mais fournis par des organismes privés. Mais l’étude peut par contre proposer un solide point de départ, bien ancré dans la réalité. Et si le projet peut aider des États à apprendre de l’expérience de plus en plus riche des autres, il aura atteint son but.Pour plus d’informations, veuillez contacter Nick.Manning@oecd.org©L’Observateur de l’OCDE n° 252, novembre 2005


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