En bref - juillet 2005

Économie : Des signes de ralentissement… ; …malgré une légère augmentation du PIB ; En avant la musique ! ; Nouveau départ ; Argent intelligent ; Terreur assurée ; Best of
Attentats à Londres
Économie : Des signes de ralentissement…
…malgré une légère augmentation du PIB
En avant la musique !
Nouveau départ
Argent intelligent
Terreur assurée
Best of
Attentats à LondresLe Secrétaire général de l’OCDE, Donald J. Johnston, ainsi que tout le personnel de l’Organisation, tiennent à exprimer leur solidarité et leur sympathie aux Londoniens face aux attentats du 7 juillet qui ont fait de nombreuses victimes et causé d’importants dégâts.Économie : Des signes de ralentissement…Selon les derniers indicateurs composites avancés de l’OCDE, les pays membres connaissent un ralentissement général de l’activité. Les chiffres de mai (publiés début juillet) montrent un fléchissement des performances dans tous les pays du G7, hormis aux États-Unis et au Canada. Ces résultats confirment une tendance déjà mise en évidence dans de précédentes éditions.L’indicateur avancé de l’OCDE, conçu pour signaler à l’avance les variations de l’activité économique, comprend de nombreux indicateurs clés de la conjoncture économique : permis de construire, évolution des commandes, taux d’intérêt à long terme et indicateurs de confiance. Les derniers chiffres montrent une baisse continue du taux de variation sur six mois de cet indicateur pour la zone euro, le Japon et le Royaume-Uni.L’indicateur a cependant augmenté de 0,1 point pour les États-Unis en mai, et son taux de variation sur six mois, quoique encore négatif, s’est redressé après une forte baisse au cours des trois mois précédents.Pour plus d’informations, voir www.oecd.org/statistiques.…malgré une légère augmentation du PIBLe produit intérieur brut (PIB) de la zone OCDE a augmenté de 0,7 % au premier trimestre 2005. Cette hausse correspond au taux de croissance trimestriel moyen de la zone OCDE au cours des neuf dernières années, et elle est proche des augmentations de PIB enregistrées aux trois derniers trimestres de 2004. Elle est néanmoins plus faible qu’au premier trimestre 2004.Les performances sont mitigées : l’Italie a enregistré une baisse – pour la deuxième fois consécutive – de 0,5 % en termes réels, tandis que le PIB trimestriel du Japon a augmenté de 1,3 %, après avoir décliné l’année dernière, puis stagné au dernier trimestre 2004. Aux États-Unis, le PIB a de nouveau progressé de 0,9 %, soit un taux similaire à celui des cinq trimestres précédents.Pour plus d’informations, voir www.oecd.org/statistiques.En avant la musique !La vente en ligne ne représente que 1 à 2 % du chiffre d’affaires total de l’industrie musicale, mais devrait progresser de 5 à 10 % dans les trois prochaines années. Ce secteur doit donc continuer de repenser son mode de fonctionnement, et les gouvernements devront trouver des structures de régulation. Telles sont les conclusions d’un nouveau rapport sur la musique numérique, qui s’inscrit dans un plus large projet de l’OCDE sur les contenus numériques.Ce rapport dégage trois grands thèmes – normes et interopérabilité technique, protection de la propriété intellectuelle et gestion des droits numériques – qui structurent les politiques et les évolutions dans ce domaine. L’interopérabilité favorise la concurrence et l’initiative de petites structures innovantes. Une action gouvernementale est nécessaire pour combattre le piratage et concilier les différentes approches juridiques en matière de droit d’auteur. La gestion des droits numériques est probablement essentielle pour les modèles économiques fondés sur les nouveaux contenus, mais elle s’est souvent montrée inefficace contre les usages illicites.Environ un tiers des internautes des pays de l’OCDE ont déjà téléchargé des fichiers sur Internet. La copie illégale prolifère. Il est difficile d’établir une relation causale, mais le rapport indique que le chiffre d’affaires de l’industrie musicale a baissé de 20 % entre 1999 et 2003. Outre le téléchargement, ce déclin pourrait aussi être imputable à la concurrence d’autres loisirs. De plus, les titres sont de plus en plus souvent proposés à l’unité ; c’est peut-être satisfaisant pour le consommateur, mais il est plus difficile aux artistes de faire connaître leurs oeuvres les moins commerciales.Voir www.oecd.org/sti/contenunumerique. Nouveau départLe Secrétaire général Donald J. Johnson (à gauche) aide à jeter les fondations du futur centre de conférences du siège de l’OCDE à Paris, le 6 juillet 2005. Ce nouveau centre fait partie du très attendu projet de restructuration, qui a débuté en 2004. Le projet prévoit également la rénovation du château et la restructuration des bureaux du bâtiment principal. Le centre de conférences devrait être opérationnel en 2007, et les bureaux en 2009.Pour plus d’informations, voir le Projet de restructuration du siège de l’OCDE : www.oecd.org/apropos.Argent intelligentAvec la complexité des produits financiers et la responsabilité individuelle croissante en matière de décisions financières, les citoyens des pays de l’OCDE ont besoin de mieux savoir comment aborder les marchés de capitaux. Les gouvernements ont la responsabilité de les y aider. Selon Lorenzo Bini Smaghi, Président du Comité des marchés financiers de l’OCDE, sans une amélioration de la sensibilisation à la finance, « nous risquons d’aller au devant de graves problèmes économiques et sociaux ».Pour répondre à ce besoin, les gouvernements des pays de l’OCDE ont publié un ensemble de principes et de bonnes pratiques pour encourager les entreprises de services financiers et les associations de consommateurs, les bureaux d’aide sociale, et les individus, à redoubler d’efforts dans ce domaine.Selon les recommandations, « l’éducation financière doit commencer à l’école », les gouvernements et autres parties prenantes sont appelés à promouvoir « une éducation financière impartiale, équitable et coordonnée ». Celle-ci « doit être clairement distinguée de l’apport de conseils commerciaux ». Les institutions financières sont encouragées à vérifier que leurs clients lisent et comprennent les informations, particulièrement lorsqu’elles ont trait à des engagements à long terme ayant des conséquences financières significatives.Pour le texte intégral des recommandations, ainsi qu’une fiche d’information, voir www.oecd.org/daf-fr.Terreur assuréeEn cas d’insuffisance du marché, l’État doit-il intervenir pour veiller à l’existence d’une assurance abordable contre le terrorisme ? Cette idée fait son chemin, notamment depuis que les dommages potentiels d’un attentat terroriste ont été estimés à 250 milliards de dollars. La modélisation du terrorisme n’est pas suffisamment fiable pour prédire la probabilité d’attentats futurs, et les marchés financiers se sont montrés jusqu’ici peu friands d’instruments couvrant le risque terroriste.Les attentats qui ont frappé Londres le 7 juillet 2005 confirment de manière poignante les conclusions du nouveau rapport de l’OCDE, Assurance du risque terroriste dans les pays de l’OCDE. Selon les auteurs, les conditions du marché de l’assurance contre le terrorisme se sont améliorées depuis le 11 septembre 2001, mais la couverture est encore insuffisante, et les marchés privés ne sont pas pleinement capables de garantir les dommages colossaux causés par un attentat. L’imprévisibilité des actes terroristes aggrave la situation.Le taux de souscription aux assurances contre le terrorisme est faible. Par exemple, la moitié seulement des entreprises américaines étaient assurées fin 2004, et moins de 3 % des entreprises pouvant bénéficier du dispositif spécial d’indemnisation allemand y avaient souscrit.Le rapport suggère, parmi d’autres solutions, une évolution de la fiscalité et de la comptabilité destinée à réduire les coûts assumés par les assureurs pour renforcer leurs réserves. Les pouvoirs publics doivent par ailleurs oeuvrer avec le secteur des assurances à l’élaboration d’une garantie pérenne pour les risques ordinairement exclus des contrats, liés par exemple au terrorisme chimique, biologique, radiologique ou nucléaire.Best ofVous lisez le numéro 250 de L’Observateur de l’OCDE. Les enjeux socio-économiques ont-ils vraiment évolué en 40 ans ? Voici un extrait de L’Observateur n° 5, daté août 1963, sur l’emploi. « Du fait de l’augmentation de la durée de vie, la proportion de travailleurs âgés dans la population active a régulièrement augmenté entre 1920 et 1960… S’il jette au même moment un regard en arrière, le travailleur âgé constate l’existence d’un phénomène démographique : l’afflux des jeunes sur le marché du travail. » (Tiré de « L’emploi du travailleur vieillissant : un problème grave aujourd’hui – demain, un problème critique », disponible sur commande à observer@oecd.org).©L’Observateur de l’OCDE n°250, juillet 2005


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