En bref - mars 2005

Croissance: l'écart se creuse; Stabilisation du PIB...; ...mais amollissement de la croissance ?; Taux de chômage en baisse; L'inflation recule; Le Forum approche; Augmentation des coûts salariaux; Best of
Croissance: l'écart se creuse
Stabilisation du PIB...
...mais amollissement de la croissance ?
Taux de chômage en baisse
L'inflation recule
Le Forum approche
Augmentation des coûts salariaux
Best of
Croissance: L’écart se creuseAprès deux décennies de forte croissance économique aux États-Unis et de résultats plus faibles dans la plupart des autres pays de l’OCDE, l’écart en termes de prospérité économique se creuse très nettement. Tel est le constat de Jean-Philippe Cotis, économiste en chef de l’OCDE.À l’occasion du lancement d’une nouvelle publication consacrée aux obstacles structurels à la croissance, M. Cotis a déclaré que le rattrapage des plus performants était aujourd’hui l’un des enjeux majeurs pour un grand nombre de pays de l’OCDE. « À partir des années 1980, le rattrapage économique, que l’on croyait automatique, a commencé à s’étioler. Et à partir des années 1990, il s’est même inversé. » M. Cotis a précisé lors de ce point de presse : « Aujourd’hui, le PIB par habitant en Allemagne, en France ou en Italie est inférieur de 30% au niveau observé aux États-Unis et, si cette tendance se poursuit, le retard continuera à s’accentuer dans les années à venir. »Cette publication, Réformes économiques : Objectif croissance, est la première d’une série qui a pour but d’identifier les priorités de politique économique pour une plus forte croissance dans chacun des 30 pays membres de l’OCDE. Elle s’appuie sur des indicateurs comparatifs concernant tout un ensemble de domaines qui, comme l’ont montré les analyses de l’OCDE, sont cruciaux pour la prospérité économique, en particulier les coûts de main-d’oeuvre, le niveau d’instruction et les formalités administratives pour la création d’une entreprise ou pour l’investissement direct étranger.Pour plus d’informations, voir www.oecd.org/eco/reformeseconomiques2005.Stabilisation du PIB…La croissance a été stable au dernier trimestre 2004 : dans la zone OCDE, le PIB a progressé de 0,6 % en termes réels, soit le même rythme qu’au cours des trois mois précédents. Selon les premières estimations, le taux de croissance trimestrielle s’est ralenti durant les trois derniers trimestres de 2004, en tombant à un peu plus de la moitié de celui enregistré les trimestres précédents.La croissance trimestrielle du PIB au dernier trimestre 2004 a varié selon les pays du G7, de -0,3 % en Italie à 0,9 % aux États-Unis. La croissance s’est accélérée au Canada, aux États-Unis, en France et au Royaume-Uni, mais s’est ralentie en Allemagne, en Italie et, tout particulièrement, au Japon, où elle a diminué respectivement de 0,2, 0,3 et 0,1 % aux deuxième, troisième et quatrième trimestres. La croissance dans la zone euro a été faible : 0,2 % aux troisième et quatrième trimestres 2004, après quatre trimestres où la croissance oscillait entre 0,4 et 0,7 %.Ce sont les États-Unis qui ont connu le taux de croissance annuel le plus rapide parmi les pays du G7, à savoir 3,9 %. L’Allemagne a eu le taux de croissance le plus faible avec 0,6 %. Dans la plupart des pays du G7, le taux de croissance annuel était inférieur au trimestre précédent, à l’exception de la France dont la croissance annuelle s’est accélérée, de 2,0 % au troisième trimestre à 2,2 % au dernier trimestre.…mais amollissement de la croissance ?Les indicateurs avancés les plus récents vont dans le sens d’une plus faible expansion, selon les chiffres publiés pour janvier 2005. L’indicateur composite avancé pour la zone OCDE, qui est conçu pour détecter les premiers signes d’évolution de l’activité économique, signalait une amélioration aux États- Unis, mais un fléchissement dans la zone euro et au Royaume-Uni.L’indicateur avancé pour la zone OCDE était en hausse de 0,3 point en janvier. Son taux de variation sur 6 mois a également augmenté pour le troisième mois consécutif, après avoir baissé pendant 9 mois. Aux États-Unis, l’indicateur avancé a augmenté de 0,6 %, avec un taux de variation sur 6 mois en hausse pour le troisième mois consécutif après une baisse de 10 mois successifs.En revanche, l’indicateur avancé pour la zone euro a diminué de 0,2 point en janvier, son taux de variation sur 6 mois étant en baisse depuis décembre 2003. L’indicateur avancé pour le Royaume-Uni, la France et l’Italie a baissé en janvier, avec un taux de variation sur 6 mois en recul depuis plusieurs mois. En janvier, l’indicateur pour le Japon était stationnaire et son taux de variation sur 6 mois était en légère baisse, après avoir augmenté les 3 mois précédents.Taux de chômage en baisseLe taux de chômage dans la zone OCDE est tombé à 6,6 % en janvier 2005, contre 6,7 % en décembre et 7 % un an plus tôt. Pour la zone euro, le taux de chômage, qui atteignait 8,9 % en janvier 2004, n’était plus que de 8,8 % en janvier 2005. Au Canada, au Royaume-Uni et en Italie, le taux de chômage, inchangé par rapport au mois précédent, est tombé respectivement de 7,3 % en janvier 2004 à 7 % un an plus tard, de 4,9 % en novembre 2004 à 4,6 %, et de 8,4 % en septembre 2004 à 7,8 %. Aux États-Unis, le taux de chômage a également baissé, de 5,6 % en février 2004 à 5,4 % un an plus tard, malgré une légère progression par rapport au mois précédent. De même, le chômage a reculé au Japon en passant de 5 % en janvier 2004 à 4,5 % en janvier 2005, tout en augmentant par rapport au mois précédent. En Allemagne, le chômage, en légère hausse, atteignait 9,6 % en janvier 2005. En France, le taux de chômage est resté inchangé à 9,7 %. L’inflation reculeL’indice des prix à la consommation dans la zone OCDE a augmenté de 2,5 % entre janvier 2004 et janvier 2005, alors que la hausse était de 2,8 % en décembre en glissement annuel. Cette baisse tient à un ralentissement de la hausse des prix de l’énergie, qui n’était plus que de 8 % en glissement annuel en janvier contre 10,9 % en décembre 2004 et 12,6 % en novembre. En revanche, si l’on exclut les produits alimentaires et l’énergie, la hausse en glissement annuel des prix à la consommation dans la zone OCDE était pratiquement inchangée à 2 % en janvier 2005, contre 2,1 % le mois précédent.Entre janvier 2004 et janvier 2005, la hausse des prix à la consommation s’est ralentie à 1,9 % dans la zone euro, 3,2 % au Royaume-Uni, 3 % aux États- Unis, 2 % au Canada, 1,9 % en Italie et 1,6 % en France et en Allemagne.Le Forum approcheComment libérer le potentiel énergétique mondial ? Comment gérer au mieux la sous-traitance internationale ? Quelle voie suivre pour l’Europe ? Comment améliorer la sécurité et faire disparaître la pauvreté dans le monde ? Voici quelques unes des grandes questions qui seront examinées lors du Forum de l’OCDE et de la réunion du Conseil de l’OCDE au niveau des ministres qui se dérouleront à Paris le mois prochain. Le Forum devrait accueillir plus d’un millier de participants des secteurs public et privé et de la société civile. Göran Persson, premier ministre de Suède, qui présidera la réunion du Conseil de l’OCDE au niveau des ministres, les 3-4 mai, ouvrira le Forum. Les discussions sur les questions énergétiques se dérouleront en parallèle avec la conférence ministérielle de l’Agence internationale de l’énergie (AIE).Pour plus d’informations, voir www.oecd.org/forum2005-fr.Augmentation des coûts salariauxLa différence entre le salaire net et le coût pour l’employeur – ce qu’on appelle le coin fiscal – a augmenté dans plus de la moitié des 30 pays membres de l’OCDE en 2004. En effet, selon le dernier numéro de l’étude annuelle Les impôts sur les salaires, dans la majorité des pays, la part des coûts salariaux imputables aux prélèvements fiscaux et aux cotisations de sécurité sociale, sans tenir compte des allocations familiales et autres prestations, s’est accrue.Pour un célibataire percevant le salaire de l’ouvrier moyen en 2004, le coin fiscal a augmenté dans 18 pays et a diminué dans 11 pays. Il n’y a pas eu de changement au Portugal. Pour un couple monoactif avec deux enfants percevant le salaire moyen, le coin fiscal a augmenté dans 17 pays et a diminué dans 12 autres, la situation restant inchangée en Corée.Le changement n’a souvent représenté qu’une fraction de point de pourcentage, mais à l’échelle de la zone OCDE, le coin fiscal s’est accru d’un dixième jusqu’à trois dixièmes de point, selon la catégorie considérée. Cette légère hausse globale du coin fiscal sur les salaires, qui fait suite à une baisse tendancielle, est due à tout un ensemble de facteurs, notamment une croissance assez forte des salaires qui a fait passer les revenus des salariés dans des tranches supérieures du barème d’imposition, phénomène connu sous le nom d’alourdissement automatique de la fiscalité. Les chiffres publiés dans Les impôts sur les salaires nous rappellent que les prélèvements obligatoires peuvent avoir un effet négatif sur l’incitation à travailler et à embaucher.Cliquer ici pour voir les données. Les impôts sur les salaires peut être commandé à www.ocdelibrairie.org.Best of« Dans presque toutes les langues il existe une expression pour désigner les enfants laissés à eux-mêmes après l’école (ceux qu’en anglais on appelle les " latchkey children "). Comment surveiller ces enfants ? Que faire lorsqu’un enfant d’âge scolaire tombe brusquement malade, ou que la garde d’enfant ne vient pas ? Bien que ces difficultés ne soient pas propres à la femme qui travaille, elles l’affectent tout particulièrement. »Extrait de « Travail et famille : comment aider les femmes à mener de front les deux activités », L’Observateur de l’OCDE, n° 16, juin 1965.©L'Observateur de l'OCDE n°248, mars 2005


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