« Allez-vous enfin m'écouter ? »

Les femmes et le SIDA
La Journée mondiale de la lutte contre le SIDA a été lancée le 1er décembre avec le slogan « Allez-vous enfin m'écouter ? ». Les femmes, qui représentent près de la moitié des personnes infectées par le VIH/SIDA, ne sont généralement pas en mesure de se protéger contre la maladie.
Elles sont biologiquement plus vulnérables que les hommes. La probabilité d'une transmission du virus de l'homme à la femme au cours de rapports sexuels est pratiquement deux fois plus élevée qu'elle ne l'est de la femme à l'homme, et les femmes contractent souvent l'infection à cause du comportement à haut risque de leur partenaire, sur lequel elles n'ont pratiquement aucun contrôle. D'après l'ONUSIDA, des millions de femmes dans le monde « subissent des viols et des violences sexuelles » et n'ont ni le choix de l'abstinence ni la possibilité de se protéger.Chaque jour, 8 000 personnes meurent de la maladie et 14 000 autres sont infectées. Selon l'ONUSIDA, 39,4 millions d'hommes, de femmes et d'enfants vivent avec le virus. Le VIH continue à se propager et le nombre de victimes du SIDA augmente en Asie de l'Est, en Europe orientale et en Amérique latine. Mais c'est au sein de la Fédération de Russie que l'épidémie progresse le plus rapidement, notamment parmi les toxicomanes, ainsi qu'en Chine où le nombre de personnes vivant avec le SIDA devrait doubler entre 2004 et 2005. Près de 70 % des personnes touchées par le virus vivent en Afrique. En Afrique subsaharienne en particulier, les femmes sont de plus en plus frappées et représentent six victimes sur dix. Enfin, l'Afrique du Sud demeure la région la plus touchée, avec un tiers des décès dus au SIDA recensés dans le monde.Les donateurs réagissent à la propagation alarmante du VIH/SIDA. Un rapport, publié en 2004 par le Comité d'aide au développement (CAD) de l'OCDE, indique que les dépenses affectées à la lutte contre le VIH/SIDA augmentent. De plus, la part des pays du CAD dans l'aide publique bilatérale mondiale est largement supérieure à 90 %. Par ailleurs, les engagements bilatéraux destinés à la lutte contre le VIH/SIDA ont augmenté de 64 % entre 2000 et 2001, l'Afrique de l'Est et l'Afrique australe en étant les principales bénéficiaires.Les montants en question sont considérables : le total des engagements d'aide publique au développement (APD) consacrés à la lutte contre le VIH/SIDA a représenté 2,2 milliards de dollars par an, durant la période 2000-2002. L'aide bilatérale a atteint 1,1 milliard de dollars par an tandis que les contributions au Fonds mondial de lutte contre le VIH/SIDA, la tuberculose et le paludisme se sont élevées à 500 millions de dollars par an. Le reste correspond à l'aide accordée par les membres du CAD au titre des financements multilatéraux de base des organismes des Nations unies et de la Banque mondiale. Enfin, la collaboration est encouragée par divers accords, tels les accords de jumelage conclus avec des hôpitaux dans les pays de l'OCDE.©L’Observateur de l’OCDE, N°246/247, décembre 2004 - janvier 2005 RéférencesOCDE (2004), Activités d'aide pour la lutte contre le VIH/SIDA, Système de notification des pays créanciers sur les activités d'aide, (volume 2004). www.ocdelibrairie.org, ISBN 926401677.Rapport de l'ONUSIDA


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