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Culture de gouvernance et développement : Un autre regard sur la gouvernance d'entreprise

De nombreux experts font valoir que les Principes de gouvernement d'entreprise de l'OCDE ne sont pas adaptés aux problèmes auxquels doivent faire face les pays en développement, et que les affaires comme celles d'Enron ou de Parmalat ne touchent que des pays prospères de l'OCDE.

Ont-ils raison, sachant qu'un gouvernement d'entreprise défaillant peut avoir des retombées catastrophiques sur la croissance économique d'un pays - sans parler des lourdes conséquences sur la vie de millions d'individus ?Les auteurs de l'ouvrage intitulé Culture de gouvernance et développement n'en sont pas convaincus. Certes, comme le fait remarquer le Centre de développement de l'OCDE, la période de forte croissance qu'ont connue le continent européen après la guerre et certains pays du « miracle asiatique » des années 60 aux années 90 a eu lieu alors que les structures de gouvernement d'entreprise étaient, à la lumière des critères actuels, extrêmement lacunaires. De fait, l'âge d'or qu'a connu la France entre 1945 et 1973 ( les « Trente Glorieuses »), époque au cours de laquelle le pays a connu la plus forte croissance de son histoire, en témoigne, et le présent ouvrage contient une étude particulièrement approfondie de l'expérience française.Mais la plupart des pays en développement font face à des enjeux difficiles sur le marché mondial d'aujourd'hui. Les auteurs se demandent si le système de gouvernance actuel, qui satisfait les critères de la zone OCDE, favorise la croissance dans d'autres régions ou s'il y fait obstacle. Il n'est pas facile de répondre à cette question, nous dit Culture de gouvernance et développement, mais les auteurs affirment qu'en tout état de cause la bonne gestion des affaires publiques et un bon gouvernement d'entreprise favorisent le développement d'un pays. Les pays comme la Corée ou Singapour, qui ont réussi de manière spectaculaire à rattraper les économies industrialisées comme le Japon et les États-Unis, avaient mis en place des systèmes privilégiant la bonne gestion des affaires publiques et l'intérêt général plutôt que de suivre la logique des entreprises, source potentielle de conflits d'intérêts privés. Les pays en développement pourraient souhaiter se pencher un peu plus sur ces exemples nouveaux et non se plier aux règles de l'école de la gouvernance venues des États-Unis et du Royaume-Uni, ajoute Culture de gouvernance et développement. En apportant un nouvel éclairage sur les différentes cultures de gouvernance, leur logique, leur dynamique mais aussi leurs pièges possibles, le présent rapport démontre que s'il est important de favoriser la bonne gouvernance, nous devrions revoir notre manière de juger de la qualité des institutions d'un pays.© L’Observateur de l’OCDE, N°245, Novembre 2004


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