En bref - novembre 2004

Une avancée décisive dans l’aide au développement ; Les échanges augmentent– ; –et le chômage baisse ; Rassurer les assurés ; Contrôles de classe ; Un cinquième des emplois délocalisables ; Best of
Une avancée décisive dans l’aide au développement
Les échanges augmentent-
–et le chômage baisse
Rassurer les assurés
Contrôles de classe
Un cinquième des emplois délocalisables
Best of
Une avancée décisive dans l’aide au développementLes entreprises désireuses de participer à des projets financés par l'aide pourront bientôt émettre des offres publiques. Ceci grâce à un programme pilote de deux ans qui permettra d'assurer une utilisation plus transparente et plus efficace des crédits d'aide non liée en faveur des pays en développement.Les crédits d'aide non liée sont des prêts d'aide au développement qui peuvent être utilisés pour financer des achats de biens et services venant de tout pays, et pas uniquement du pays qui consent le prêt. L'accord conclu par les pays de l'OCDE parties à l'Arrangement de l'OCDE relatif aux crédits à l'exportation vise à assurer une concurrence plus efficace pour l'utilisation de ces crédits, de manière à permettre aux pays en développement de choisir leurs fournisseurs aux prix les plus avantageux.À compter du 1er janvier 2005, les crédits d'aide non liée d'un montant de 5 millions de DTS (Droits de Tirage Spéciaux) ou plus seront notifiés 30 jours avant le début de la période de soumission, afin de faciliter la plus large participation possible aux appels d'offres. Le délai de soumission minimum sera de 45 jours pour les projets financés par des crédits d'aide non liée. Le système sera administré par l'OCDE.Pour de plus amples informations, voir « crédits à l’exportation » sur www.oecd.org/echanges.Les échanges augmentent-Selon nos dernières statistiques publiées en octobre, le commerce de marchandises des pays du G7 a augmenté de 3% en volume au deuxième trimestre 2004 par rapport au trimestre précédent. Les échanges en volume du G7 ont continué leur tendance positive en glissement annuel : les exportations ont augmenté de 10,2% et les importations de 9,6%.Par rapport à l'année précédente, les exportations allemandes ont augmenté de 14,5%, une fois encore la progression la plus élevée des pays du G7, et les importations de 10,1%, légèrement plus que la moyenne du G7. Aux États- Unis, la croissance des exportations de marchandises en volume a encore ralenti à 1,5% au deuxième trimestre, tandis que la croissance des importations s'est stabilisée à 3,1%. Les exportations et les importations en volume ont augmenté de 10,3% et de 10,8% respectivement en glissement annuel.Les importations de marchandises japonaises ont stagné à 0,4% en terme de volume au deuxième trimestre 2004, par rapport au trimestre précédent, tandis que la croissance des exportations en volume a diminué à 2,3%. Au Japon, la croissance des exportations en volume était forte, à 13,5% en glissement annuel, tandis que la croissance des importations, à 6,4%, était inférieure à la moyenne des pays du G7.–et le chômage baisse Le taux de chômage standardisé dans la zone OCDE était de 6.8% en septembre 2004, par rapport à 6,9% le mois précédent et à 7,2% l'année précédente.Dans la Zone euro, le taux de chômage standardisé était resté stable, bien que relativement élevé, à 8,9%. Le taux de chômage standardisé aux États-Unis en septembre 2004 était resté à 5,4%, inférieur de 0,7 point de pourcentage à celui de l'année précédente. Au Japon, le taux de chômage a continué à diminuer régulièrement. Il était de 4,6% en septembre 2004, inférieur de 0,5 point de pourcentage à celui de l'année précédente.Aucune évolution sensible n'est à observer en France et en Allemagne par rapport au mois précédent. Le taux de chômage est resté respectivement à 9,6% et 9,9% en septembre 2004. Le taux de chômage a baissé par rapport à l'année précédente au Canada, au Royaume-Uni et en Italie, où il était respectivement de 7,1% en septembre 2004, de 4,6% en juillet 2004, et de 8,5% en janvier 2004.Rassurer les assurés Faire jouer son assurance est une autre paire de manches que d'y souscrire, et les clauses des polices peuvent parfois induire en erreur. Les autorités publiques des pays de l'OCDE, en collaboration avec des représentants du secteur des assurances, ont publié un code de bonne conduite à l'adresse des assureurs.Les bonnes pratiques pour la gestion des sinistres d'assurance du Comité des assurances de l'OCDE n'ont pas force obligatoire, mais elles pourront servir d'étalon de bonne conduite dans un secteur jusqu'à présent dépourvu de toute régulation internationale. Les lignes directrices insistent sur les fondamentaux, comme le fait de donner aux assurés les informations et l'assistance nécessaires pour leur permettre de déclarer leurs sinistres rapidement et avec tous les détails requis ; ou de tenir les clients informés de l'évolution du régime des indemnisations.Mais les lignes directrices encouragent également les entreprises à participer à la lutte contre la fraude, par exemple au moyen de bases de données communes à l'ensemble de la profession pour identifier les déclarations frauduleuses. Elles recommandent également que le personnel soit formé à repérer plus facilement les déclarations potentiellement frauduleuses.Pour de plus amples informations sur les lignes directrices concernant l’assurance, voir www.oecd.org/insurance Contrôles de classeLa Finlande en têteLa dernière étude de l'OCDE sur le niveau de compétence des élèves de 15 ans en lecture, en mathématiques et en sciences, qui doit paraître en décembre 2004, montre que l'écart de performance entre les pays industrialisés s'est accru depuis la première étude en 2000.La Finlande, en tête selon le Programme international pour le suivi des acquis des élèves (PISA) 2003 de l'OCDE, a encore creusé l'écart avec de très bons résultats en mathématiques et en sciences. Ces résultats égalent ceux des systèmes scolaires asiatiques les mieux classés (Hong Kong-Chine, Corée et Japon). L'édition précédente du PISA, avait surpris en 2000 et 2001, du fait des performances moyennes de certains grands pays de l'OCDE, notamment l'Allemagne, qui a amélioré sa performance cette fois-ci.En revanche, pour certains pays peu performants, les résultats ont même régressé. En effet, plus d'un quart des élèves ne parvenaient pas au-delà du niveau 1 de mathématiques en Italie, au Portugal et aux États-Unis, et ils étaient plus de la moitié dans ce cas au Mexique et en Turquie. En outre, dépenser beaucoup n'est pas un gage de réussite : certains des pays qui dépensent le plus se situent au-dessous de la moyenne de l'OCDE, tandis que d'autres, comme l'Australie, la Belgique ou les Pays-Bas, rentabilisent mieux leurs dépenses.Le revenu national de la Corée, par exemple, est inférieur à la moyenne de l'OCDE, mais ses élèves figurent parmi les meilleurs des pays de l'OCDE. Dans l'ensemble, l'étude confirme que les pays riches tendent à obtenir de meilleurs résultats que les pays pauvres en matière d'éducation, mais que dans les premiers, les inégalités sociales et culturelles se reflètent sur le niveau d'instruction. D'autre part, tandis que les filles sont plus performantes que les garçons en lecture dans tous les pays, les écarts entre les sexes tendent à être faibles en mathématiques.Plus de 275 000 élèves de 41 pays ont pris part à l'enquête PISA 2003. Ils ont été soumis pendant deux heures à des épreuves écrites.Voir www.pisa.oecd.orgUn cinquième des emplois délocalisablesLa délocalisation des services informatiques et des services informatisés prend rapidement de l'ampleur, mais comment mesurer le phénomène ? En s'appuyant sur les données existantes, les analystes de l'OCDE ont étudié les statistiques du commerce et de l'emploi pour tenter de mesurer la part des emplois qui pourraient être touchés par cette externalisation des services. D'après leurs calculs, le chiffre pourrait être de l'ordre de 20% pour les 15 pays membres de l'Union européenne, l'Australie, le Canada et les États- Unis.L'étude de l'OCDE montre aussi qu'aux États-Unis, au Canada et en Australie, la part des emplois délocalisables a tendance à diminuer, en particulier depuis 2001. Bien entendu, les emplois en question ont effectivement pu être transférés à l'étranger, comme pourraient le laisser penser par exemple les délocalisations de services informatiques et administratifs en Inde, mais il se peut aussi tout simplement qu'ils soient en train de disparaître du fait de l'automatisation et de la numérisation, ou encore par suite des efforts déployés pour accroître la productivité. Une analyse plus poussée devrait permettre de dire ce qu'il en est.La proportion d'emplois qui pourraient être délocalisés augmente en revanche dans les 15 pays de l'Union européenne, en particulier du fait de l'essor des emplois de services. Cela confirme également que dans bien des cas, ces transferts ne dépassent pas les frontières de l'UE.C'est surtout dans le secteur des services marchands, en forte croissance ces dernières années, que se concentrent les emplois susceptibles d'être délocalisés. Les services aux entreprises, tels que services informatiques et téléconseil, les services financiers et les services de recherche et développement, ainsi que certaines activités industrielles, pourraient ainsi voir partir plus de 30 % de leurs effectifs à l'étranger.Best of« En ce qui concerne l’incidence de l’automation sur les effectifs d’employés de bureau, on a pu constater qu’il ne s’est produit de suppression directe d’emploi dans aucun pays étudié sauf en Suède où la main d’œuvre non manuelle s’est trouvée réduite d’environ 20% dans une des entreprises étudiées. On peut donc dire que l’incidence sur l’emploi est faible. »Extrait de « Les conséquences sociales de l’automation au bureau », L’Observateur de l’OCDE, N°1, Novembre 1962.© L’Observateur de l’OCDE, N°245, Novembre 2004


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