En bref - septembre 2004

Une reprise en perte de vitesse ?; Échanges en hausse; La Chine au top de l’IDE; Des retraites plus sûres; Stabilité du taux de chômage; Ère nucléaire
Une reprise en perte de vitesse ?
Échanges en hausse
La Chine au top de l’IDE
Des retraites plus sûres
Stabilité du taux de chômage
Ère nucléaireUne reprise en perte de vitesse ?Selon les tous derniers indicateurs composites avancés (ICA), qui permettent d’anticiper les points de retournement probables de l’activité économique, l’expansion pourrait bien ralentir dans la zone OCDE. Bien que les perspectives économiques demeurent très positives (voir section suivante), les ICA collectés jusqu’en juillet confirment l’affaiblissement annoncé dans le dernier numéro de l’Observateur de l’OCDE, avec une dégradation du taux de variation de l’activité sur six mois dans tous les pays du G7, en particulier au Royaume-Uni et en Italie.L’ICA de l’ensemble de la zone de l’OCDE a augmenté en juillet 2004 par rapport au mois de juin, mais son taux de variation sur six mois est en baisse pour le sixième mois consécutif après la tendance ascendante amorcée en avril 2003.L’ICA des États-Unis a progressé de 0,1 point en juillet, mais son taux de variation sur six mois a chuté pour le septième mois consécutif. Et bien que l’ICA de la zone euro n’ait pas varié au mois de juillet, son taux de variation sur six mois a lui aussi baissé. L’ICA du Japon a diminué de 0,1 point, son taux de variation sur six mois reculant pour le sixième mois consécutif.Pour plus d’informations sur les ICA de l’OCDE, voir : www.oecd.org/statistiquesÉchanges en hausseLes exportations de marchandises des pays du G7 ont progressé de 2 % en volume au premier trimestre de 2004, tandis que leurs importations ont augmenté de 1,3 %. Par rapport au premier trimestre 2003, cela représente une croissance en volume de 6,9 % pour les exportations et de 7,5 % pour les importations.En comparaison du trimestre précédent, l’Allemagne a vu ses exportations de marchandises croître de 6,8 %, tandis que ses importations ont diminué de 0,6 %. Les volumes d’exportation et d’importation des États-Unis se sont accrus de 2,3 % et 2,9 % respectivement au premier trimestre par rapport au trimestre précédent. Même si cette progression est plus lente qu’auparavant, les volumes d’exportation de marchandises des États-Unis ont marqué une hausse de 9,1 % en glissement annuel, tandis que leurs importations ont connu la plus forte expansion de la zone du G7, avec un taux de 10,4 %. Les importations japonaises de marchandises, pendant ce temps, se sont accrues de 8,3 % d’une année sur l’autre, tandis que les exportations ont fait un bond de 11,3 %.La Chine au top de l’IDEEn 2003, l’investissement direct étranger (IDE) dans les pays de l’OCDE a reculé de 28 %, atteignant USD 384 milliards contre USD 535 milliards en 2002 et USD 662 milliards en 2001. Les entrées d’IDE ont ainsi représenté le tiers environ du record de 1 300 milliards enregistré en 2000. Ce déclin s’explique en partie par une reprise économique mondiale plus faible que prévu, mais aussi par les craintes relatives à la sécurité internationale et par le choix qu’ont fait de nombreuses entreprises de consolider leurs acquisitions plutôt que d’en effectuer de nouvelles.Les sorties d’IDE en provenance des 30 pays de l’OCDE ont été en revanche plus dynamiques l’an dernier. Leur montant estimé atteint USD 576 milliards contre USD 567 milliards en 2002. Elles restent cependant inférieures aux USD 662 milliards de 2001, et au record de USD 1 200 milliards atteint en 2000.Il ressort de ces résultats que l’IDE net des pays de l’OCDE à destination du reste du monde a nettement progressé, passant de USD 31,7 milliards en 2002 à USD 192 milliards en 2003. Il s’agit du flux net le plus élevé jamais enregistré en direction des pays en développement et des marchés émergents. La Chine, qui a attiré USD 53 milliards en 2003 en provenance de pays membres ou non de l’OCDE, a pris la place de premier bénéficiaire de l’IDE qu’occupaient les États-Unis. C’est désormais la taille du marché intérieur, plutôt que des salaires et des coûts de production inférieurs, qui semble être le critère principal d’implantation des entreprises de la zone OCDE dans les économies émergentes.Des retraites plus sûresAfin que les salariés d’aujourd’hui puissent disposer d’une retraite suffisante à l’avenir, une régulation et une gestion plus efficaces des systèmes de retraite d’entreprise s’imposent. Actuellement, de nombreux fonds de pension d’entreprise sont exposés à de multiples risques, par exemple, à la volatilité des marchés boursiers ou à une gestion déficiente. Afin de limiter ces risques, l’OCDE a publié une nouvelle recommandation, élaborée en collaboration avec le Réseau international des autorités de contrôle et de réglementation des pensions (RIAP), qui invite les gouvernements à promouvoir la mise en œuvre de six principes fondamentaux de réglementation des pensions professionnelles. Ces principes sont les suivants : l’existence de conditions permettant une réglementation et un contrôle efficaces ; la mise en place de plans de retraite, de fonds de pension et de sociétés de gestion de fonds de pension ; des engagements au titre des plans de retraite, des règles relatives à la capitalisation, à la liquidation et à l’assurance ; la gestion des actifs ; la mise en place des droits des participants et des bénéficiaires et l’adéquation des prestations ; ainsi qu’un contrôle effectif.La recommandation préconise aussi diverses autres mesures, par exemple que les entreprises veillent à ce que les actifs détenus par leurs fonds de pension couvrent intégralement les engagements potentiels, notamment en fournissant des informations sur le financement des retraites dans leurs états financiers de façon à ce que les investisseurs soient conscients de tout éventuel déficit. En outre, les entreprises devraient créer des entités juridiques distinctes pour leurs fonds de pension afin que, par exemple, les retraites des salariés soient épargnées si l’entreprise fait faillite. Par ailleurs, il devrait être interdit à un fonds de pension d’entreprise de détenir dans son portefeuille des actions de cette même entreprise ou de la société mère, ou cela devrait, à tout le moins, être strictement encadré.Pour une liste complète des recommandations, voir www.oecd.org/dafStabilité du taux de chômageEn juillet 2004, le taux de chômage standardisé s’est maintenu pour la zone OCDE à 6,1 %, soit 0,3 point de pourcentage de moins que l’année précédente. Aucune évolution sensible n’est à observer pour la zone euro, où le taux de chômage est resté à 9 %. Au Japon et aux États-Unis, respectivement 4,9 % et 5,4 %, il avait un peu baissé par rapport à l’année précédente.Au cours des 12 mois précédant août 2004, seule la France a connu un taux de chômage stable, bien que relativement élevé à 9,5 %. Le Canada et le Royaume-Uni, avec des taux respectifs de 7,2 % et 4,7 %, ont affiché une légère baisse, tandis que l’Allemagne a accusé une légère hausse, à 9,9 %. En Italie, à 8,5 % en janvier 2004, le taux de chômage avait diminué de 0,4 point de pourcentage par rapport à janvier 2003.Ère nucléaireL’énergie nucléaire pourrait-elle jouer un rôle dans la conjoncture actuelle caractérisée par un pétrole cher ? Lors d’une session du 19ème Congrès mondial de l’énergie tenu en Australie, Luis Echávarri, directeur général de l’Agence pour l’énergie nucléaire (AEN) de l’OCDE, a indiqué que le débat sur l’énergie nucléaire « ne pouvait pas tomber à un meilleur moment ».Selon lui, les années qui viennent seront cruciales pour déterminer la part qui reviendra à l’énergie nucléaire dans l’approvisionnement mondial en énergie car:« en tant que source d’énergie abondante et quasiment dépourvue de carbone, c’est l’une des solutions les plus économiques pour réduire les émissions de gaz à effet de serre (GES). » M.Echávarri a expliqué que la disponibilité et le coût abordable de cette filière, ainsi que la faible quantité de gaz carbonique qu’elle rejette, incitent de nombreux gouvernements à réexaminer la question de l’énergie nucléaire, qui contribue déjà sensiblement à la diversification des ressources énergétiques. L’énergie nucléaire fournit actuellement 16 % de l’approvisionnement mondial en électricité, ce qui a permis de réduire de près de 10 % les émissions de CO2 dans le monde.L’AEN rassemble 28 pays membres de l’OCDE. Voir www.nea.fr www.nea.fr © L’Observateur de l’OCDE, N°244, Novembre 2004


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