Le savoir, une valeur sûre

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Nos sociétés sont fondées sur la connaissance, mais dans quelle mesure investissons-nous effectivement dans ce domaine ? On peut le savoir, selon le Tableau de bord de la science, de la technologie et de l’industrie de l’OCDE, publié en mai, en additionnant trois domaines de dépenses : recherche et développement (R&D), l’enseignement supérieur (public et privé) et les logiciels. Les chiffres sont remaniés dans la mesure du possible pour éviter tout chevauchement entre, par exemple, l’enseignement et la R&D. Les données disponibles ne prennent pas non plus en compte les dépenses que les entreprises consacrent à l’innovation, à la conception, à la formation, à l’organisation, etc.
Ces précisions étant faites, les données comparables les plus récentes pour l’OCDE sont celles de 2000, avec un investissement moyen dans le savoir estimé à 4,8 % du PIB. La Suède arrive en tête avec 7,2 % du PIB, devant les États-Unis (6,8 %) et la Finlande (6,2 %). Globalement, le ratio des États-Unis dépasse de 2,8 points de pourcentage celui de l’UE. C’est en Europe méridionale et centrale et au Mexique que l’investissement dans le savoir a été le plus faible (moins de 2,5 % du PIB).Selon le Tableau de bord, la plupart des pays de l’OCDE ont augmenté leurs dépenses destinées au savoir. Pendant les années 1990, le Danemark, l’Irlande, la Finlande et la Suède les ont augmentées de plus de 7,5 % par an, soit nettement plus que la progression enregistrée pour la formation brute de capital fixe, poste qui a en revanche augmenté plus rapidement que l’investissement consacré au savoir en Australie, au Canada et aux États-Unis. Dans la plupart des pays, c’est surtout à travers les dépenses consacrées aux logiciels que l’investissement dans le savoir s’accroît.Le Tableau de bord de la science, de la technologie et de l’industrie de l’OCDE 2003, est disponible sur www.oecd.org/bookshop. © L’Observateur de l’OCDE, N°244, Novembre 2004


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