Un nouvel envol pour les textiles

Textile et vêtement : faire face aux mutations
En 2002, le secteur mondial des textiles et des vêtements représentait USD 350 milliards, soit 5,6 % du total des exportations. Cette branche d’activité emploie des dizaines de millions de personnes, principalement dans les pays en développement. Cependant, des changements spectaculaires se préparent, avec l’entrée en vigueur de nouvelles réglementations en janvier 2005.
Les questions relatives aux textiles sont parmi les plus âprement débattues à l’Organisation mondiale du commerce. La levée des restrictions quantitatives à l’importation en vertu de l’Accord de l’OMC sur les textiles et les vêtements mettra fin à un régime commercial complexe qui s’est érigé au fil des décennies, et aura d’énormes répercussions pour ceux qui interviennent tout au long de la chaîne d’approvisionnement. Les pays ne pourront plus protéger leur propre industrie en appliquant des quotas d’importations aux articles textiles et aux vêtements. Quelles en seront les conséquences pour les paysans qui cultivent le coton au Burkina Faso ou en Turquie, pour les détaillants du secteur de la mode en France ou aux États-Unis, ou pour les fabricants de chemises au Bangladesh, en République dominicaine ou en Chine ? Qui y perdra et qui sera gagnant ? Quels emplois seront menacés et quels marchés s’ouvriront ? Et comment les pouvoirs publics pourront-ils aider les secteurs nationaux des textiles et de l’habillement à s’adapter aux nouvelles réalités commerciales ?Selon la publication Textile et vêtement : faire face aux mutations, certains poids lourds, comme la Chine, vont bénéficier de ces changements, mais les vrais bénéficiaires à long terme seront ceux, grands ou petits, qui maîtrisent la logistique du marché. Ils maîtriseront les coûts, bien sûr, mais, de manière tout aussi importante, ils pourront satisfaire aux commandes de qualité dans des délais très brefs. Le rapport propose aussi un cadre d’action pour aider à accompagner efficacement ces changements et à tirer profit de la facilitation de l’accès au marché. © L’Observateur de l’OCDE, N°244, Novembre 2004


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