Le bien-être des nations

Le Mexique est actuellement très présent sur la scène internationale. Le processus de mutation du système économique mondial a renforcé les liens financiers et commerciaux entre les pays, ce qui se traduit par une interdépendance toujours plus forte. Le développement économique du Mexique dépend largement aujourd’hui des revenus issus du commerce international, de l’investissement étranger et du tourisme ; lesquels sont eux-mêmes tributaires de la situation de l’économie mondiale.

Le commerce international est l’un des principaux moteurs de la croissance économique mexicaine. Le tiers de notre produit national provient des exportations et une proportion significative des emplois bien rémunérés, très productifs et bénéficiant de conditions de travail satisfaisantes sont liés, directement et indirectement, aux ventes réalisées à l’étranger. De fait, depuis plusieurs années, le Mexique est au huitième rang mondial pour les exportations.Nous avons entamé, depuis une dizaine d’années, la négociation de différents accords commerciaux régionaux et bilatéraux, en raison des perspectives de développement qu’ils offrent. Nous avons déjà entériné 11 accords commerciaux, bilatéraux et régionaux avec 42 pays répartis sur trois continents et nous venons juste de conclure les négociations relatives à un nouvel accord avec le Japon.Positionner le Mexique dans l’économie mondiale n’est pas une fin en soi, mais plutôt un moyen de promouvoir le développement socio-économique durable de notre pays.Les échanges et les investissements vont de pair. L’investissement direct étranger (IDE) a sensiblement progressé ces dernières années, puisqu’il est passé d’une moyenne annuelle de US$3,5 milliards environ au début des années 1990 à US$12 milliards aujourd’hui. Les investisseurs sont attirés par la perspective de solides bénéfices, une main d’œuvre de qualité et la stabilité du climat macroéconomique. En fait, le Mexique s’est classé, en 2003, au troisième rang mondial pour les apports d’IDE et au premier rang en Amérique latine.Par ailleurs, le Mexique joue un rôle actif en faveur de la coopération multilatérale. En mars 2002, nous avons accueilli la Conférence internationale pour le financement du développement qui a traité essentiellement des échanges et des investissements, ainsi que de l’aide publique au développement. Nous sommes parvenus à concilier nos engagements souscrits au titre des accords bilatéraux et régionaux avec les principes du multilatéralisme. Le Mexique pratique un régionalisme ouvert, l’un des principes clés de toutes nos négociations commerciales.C’est ainsi que durant la cinquième réunion ministérielle de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), que nous avons accueillie à Cancún en 2003, le Mexique a joué un rôle de premier plan en s’efforçant de rapprocher les positions des membres de l’OMC sur plusieurs questions essentielles. Nous continuerons à faire en sorte que le Programme de Doha pour le développement soit mené à bien.Notre position est simple : la réussite du cycle de négociations de Doha dépend de l’engagement et de la volonté de compromis de tous les membres de l’OMC. Aucune solution durable aux problèmes que posent les pratiques du commerce international n’est possible en dehors de l’OMC. Le bilatéralisme ne peut pas se substituer au multilatéralisme, même s’il le complète. Nous sommes actuellement à la croisée des chemins dans les négociations commerciales multilatérales. Nos pays, nos peuples nous pressent de prendre les décisions qui s’imposent pour avancer dans la bonne direction.Le programme d’action du Mexique en faveur du développement pour le XXIe siècle prend également en compte les nouveaux défis à relever dans le domaine de la santé. Le Mexique vient d’ailleurs d’accueillir, dès le mois d’avril, une conférence internationale sur l’innovation en matière de financement des soins de santé. La santé, comme l’éducation, la défense des droits de l’homme, la protection de l’environnement et la lutte contre la pauvreté sont les priorités fondamentales de notre gouvernement. La santé de nos citoyens n’est pas seulement une responsabilité éthique. Composante essentielle du développement du capital humain, elle favorise également l’augmentation de la productivité et la croissance économique. Elle revêt aussi une dimension stratégique en termes d’équité sociale.Il y a un peu moins de deux ans, le Mexique a amendé la loi sur la santé publique pour créer un système de protection sociale. Il s’agissait surtout de mettre en place un nouveau programme d’assurance santé pour les habitants de notre pays. Avant cette réforme, plus de 57 % des Mexicains n’étaient pas couverts par le système de santé et devaient financer eux-mêmes leurs dépenses de santé. Les plus démunis étaient les premiers à faire les frais de cette situation.Avec le nouveau système de protection sociale, on prévoit que d’ici 2006, 5 millions de familles mexicaines profiteront de ce programme. À cette date, tous les citoyens bénéficieront d’un accès universel au Système de protection sociale (SPS), principalement financé par des ressources budgétaires fédérales, ainsi que par les États et les individus. L’objectif est de briser le cercle vicieux qui aboutissait à appauvrir davantage les plus démunis dès lors qu’ils étaient frappés par la maladie. Le gouvernement mexicain s’acquitte ainsi de sa responsabilité de garantir une protection financière à ses citoyens dans le domaine de la santé.Le bien-être des nations dépend de la santé de leurs citoyens. Les gouvernements doivent tout mettre en œuvre pour la préserver. Le Forum 2004 de l’OCDE offre une précieuse occasion de débattre de certains de ces enjeux. Un tel dialogue se révèle être important pour nous permettre d’améliorer la santé de nos pays et le bien-être du monde.- Le Mexique a présidé la réunion du Conseil de l’OCDE au niveau des ministres, les 13 et 14 mai 2004, et a activement participé au Forum de l’OCDE les 12 et 13 mai.© L’Observateur de l’OCDE, N°243, Mai 2004


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