Sous-traitance au Japon

Direction de la science, de la technologie et de l'industrie
La sous-traitance est une pratique de plus en plus courante dans le monde des affaires nippon. Une enquête menée en 1997 par le ministère japonais du Commerce international et de l’Industrie (MITI) a montré que 20,1 % des entreprises japonaises sous-traitantes externalisaient leurs activités de formation professionnelle, tandis que 19,7 % sous-traitaient leurs systèmes d’information, 17,4 % leur procédés de production, 14 % la comptabilité et la fiscalité, et 13,7 % la R-D.
L’enquête du MITI a constaté que plus de 70 % des entreprises qui avaient eu recours à la sous-traitance avec pour objectifs, de se spécialiser davantage, de maximiser leurs performances et d’abaisser les coûts, avaient atteint leur but. En optant pour l’externalisation, les entreprises visaient, entre autres choses, à améliorer la gestion, réduire leurs coûts et assouplir leurs politiques commerciales. Pour nombre de sociétés, la sous-traitance a d’abord rendu possible une restructuration interne. Les entreprises ont indiqué que l’externalisation leur a permis d’élargir leurs réseaux d’information, d’améliorer les avantages sociaux de leurs employés, et même de tirer profit des évaluations de performance réalisées par le prestataire extérieur.Les entreprises ayant fait l’objet de l’enquête ont affirmé qu’elles ont pu, grâce à la sous-traitance, se concentrer sur leurs activités de base. Il faut s’attendre à ce que l’externalisation prenne de plus en plus d’importance au Japon, et qu’elle s’étende à des domaines comme le marketing, le recrutement de personnel et la formation professionnelle. À long terme, elle contribuera vraisemblablement à relancer l’économie nippone et à promouvoir la restructuration industrielle. Avec la croissance qui pointe à l’horizon, c’est peut-être déjà le cas.Source : Étude sur l’industrie de sous-traitance, Division des services, ministère du Commerce international et de l’Industrie, Japon ,1997.


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